Quand le MOOC remplacera mon prof…

http://www.themarlincompany.com/blog/article/should-you-start-a-mooc

Alors que la France a créé sa cellule « France Université Numérique » (FUN), que l’EPFL se lance avec brio dans les MOOC (massive open online course) https://www.coursera.org/epfl , qu’en est-il des HES ? Est-ce que le rôle du professeur va changer ? Deviendra-t-il un simple acteur qui présente une théorie structurée face à une caméra ? Quel est l’objectif d’un MOOC ? Quel est l’objectif pour une école de proposer des MOOC ? Autant de questions pas si triviales…

Venue des Etats-Unis, cette tendance prend de l’ampleur dans la francophonie http://www.village-justice.com/articles/MOOC-juridique-francophone,14094.html . Serait-ce le renouveau d’un accès à la connaissance libre ? La fin de l’élitisme intellectuel ?

Au stade actuel, si de nombreuses initiatives éclosent de toutes parts, il est quelques questions à se poser avant de se lancer dans l’aventure : est-ce que le cours sera accessible à tous ? Est-ce que le cours sera gratuit ? Comment sera structuré ce cours entre formation à distance et interaction (forum, Twitter et réseaux sociaux, blog) ? Qui va modérer les interactions entre les apprenants et faut-il le faire ? Qui va financer la création du cours et comment évaluer le temps que cela va prendre ? Comment les apprenants seront-ils certifiés ? Quelle plateforme choisir (actuellement https://www.coursera.org/ se profile comme le leader du marché) ?

Quelques pistes se dessinent. La première option pour le financement est de faire payer une inscription aux cours – méthode traditionnelle qui renvoie plus aux cours traditionnels qu’à la tendance « open » du web. Une deuxième option serait de laisser les cours totalement ouverts et accessibles, mais de faire payer l’apprenant qui souhaite se faire certifier.

Enfin est-ce que les professeurs seront prêts à passer le cap du « tout public » ? Quelle est la pertinence de telles pratiques, sachant que chaque cours représente un éclairage d’une thématique qui prend ancrage dans un contexte scientifique, mais également dans une pratique personnelle ? Mais finalement toute théorie n’a-t-elle pas comme objectif de se faire critiquer ?
Autant de questions auxquelles il n’existe pas de réponse unique, mais qui ont pour objectif de susciter la discussion. Alors à vos commentaires ;-)